Dysbiose / Dysbiosis

March 10, 2022

Depuis un certain temps, vous souffrez constamment de maux de ventre. Les nuits d’insomnies sont devenues choses courantes et vous redoutez les après-repas ou vous vous retrouvez avec un ventre gonflé et de l’air. 
Peut-être avez-vous “seulement” un sentiment de dépression ou êtes-vous constamment épuisé. Vous avez été consulter un médecin et si vous êtes une femme surtout, il y a de fortes chances qu’il vous ait diagnostiqué un syndrome de l’intestin irritable et de vous diriger vers un régime FODMAP. C’est à dire la gestion et l’exclusion de certaines fibres fermentescibles. Cette méthode qui marche pour certains mais pas pour d’autres a surtout le gros désavantage d’être extrêmement décourageante… Avec votre vie active, impossible de suivre un régime ! Et puis, c’est quoi le syndrome de l’intestin irritable ? Puisqu’il n’existe aucun diagnostique à cette pathologie, on l’attribue à quiconque souffre de maux digestifs un peu trop facilement. 
L’hypothèse la plus simple et la plus probable, c’est que votre mode de vie ou alimentaire a perturbé votre microbiote et vous votre intestin est en dysbiose.

La digestion est l’orchestre de vos organes digestifs, fonctionnant en un équilibre parfait à découper, assimiler, trier et utiliser les aliments que vous faites entrer par votre bouche. Le gros du travail de digestion se situe dans l’intestin grêle long de plus ou moins 7m. Sa surface, constituée de micro-villosités, sortes de petits fils qui servent à augmenter sa surface de contact avec les aliments est aussi recouverte par un mucus protecteur ou baigne de bonnes bactéries qui protège de l’attaque des enzymes digestives. Quand l’intestin est en symbiose, les enzymes et les bactéries font bien leur travail et elles découpent jusqu’à les réduire à leur plus simple expression, les vitamines, minéraux, sucres, graisses et protéines qui peuvent ainsi passer à travers la paroi de l’intestin, entrer dans le sang et venir fournir l’énergie et les éléments vitaux à tous vos organes. Seulement voilà, si vous êtes en dysbiose, l’équilibre a été perturbé. Que se passe-t-il alors? Le mucus protecteur disparait, laissant la paroi de l’intestin vulnérable aux bactérie pathogènes qui commencent à prendre le pas sur les bonnes bactéries ou encore certaines bactéries qui colonisent le gros intestin, remontent au grêle ou elles n’ont pas leur place.

Les enzymes et ces bactéries pathogènes, enflamment la paroi de l’intestin qui devient perméable. Elle commence à laisser passer des morceaux de molécules non digérées, c’est-à-dire trop grosses qui passent alors dans le sang ou elles n’ont pas leur place et entrainent une réponse immunitaire et de l’inflammation généralisée. Mais qu’en est-il des ballonnements ? En bas de l’intestin grêle, le côlon récupère tout ce que le premier n’a pas pu digérer et achève de trier. Colonisé par une très haute densité de bactéries, ce sont celles-ci qui sont responsables de parfaire le travail et elles se nourrissent des fibres non-digestibles. C’est également le colon qui récupère l’eau et forme les selles avec les déchets. Seulement avec une mauvaise hygiène de vie l’équilibre de toutes ces bactéries est aussi perturbé et le colon ne fait plus correctement son travail. De plus, la fermentation est naturelle dans le colon mais quand trop d’aliments non digérés se retrouvent au second étage, bonjour l’excès de gaz qui vous donnes tous ces ballonnements ! 

Sans lésions dans l’intestin – grêle ou colon – c’est difficile de définir qui est touché et l’on attribue donc facilement le terme vague de syndrome de l’intestin irritable à quiconque souffre de maux de ventre sans explications.

Beaucoup d’éléments de la nourriture industrialisée occidentale est la cause de la rupture de l’équilibre intestinal.
Outre la prise d’antibiotiques ou une gastro-entérite, c’est surtout votre alimentation qui a sans doute provoqué à la longue une dysbiose. Les aliments qui en principe perturbent la barrière de la muqueuse, alimentent les bactéries pathogènes et détruisent celles qui sont bénéfiques sont les suivants :

  • Emulsifiants (lécithine de soja, carraghénane, gomme de guar) ils sont dans presque toutes les pâtisseries industrielles mais également beaucoup d’autres aliments emballés. Eviter les E suivi de numéro dans la liste des ingrédients.
  • Maltodextrines – ce sont principalement des sucres de type sirop de glucose autres que le sucre de canne brut, le miel, le sirop d’érable. De nouveau vous les trouvez dans la nourriture industrialisée
  • Taurine – dans les boissons énergisantes, certaines viandes et poissons mais pas dans la volaille et les oeufs. 
  • les graisses trans – (fritures, biscuits en sachet, patisseries industrielles, plats préparés)
  • l’alcool 
  • l’excès d’amidon (blé, maïs), de sucre et de graisses 

Pour rétablir l’équilibre il est donc impératif d’exclure les aliments industriels ainsi que l’alcool mais il est aussi judicieux de réduire fortement en tout cas durant 4 semaines, le sucre, le gluten, le lactose et la viande rouge. Dans le cas d’un fort état d’inflammation, il peut être utile d’éviter les fibres insolubles durant une à deux semaines. Privilégier la volaille, les oeufs, du poisson de temps à autre, les concombres, les tomates, les carottes, courgettes, pommes, bananes, fraises et autres aliments à fibres solubles. Ensuite, faites marcher votre bon sens et soyez à l’écoute de votre corps. Acheter un maximum de légumes et d’aliments bruts et passez un peu plus de votre temps en cuisine. Quand vos symptômes d’inconforts ce sont calmés vous pouvez encore vous faire des petits craquages de temps à autre mais le principal c’est d’éviter de consommer tout produit dont vous ne visualiser pas chaque ingrédient en tant qu’aliment brut que vous connaissez.


On dit que le microbiote peut changer en l’espace de deux semaines. Bien que je recommande de ne pas reprendre de mauvaises habitudes et de continuer à exclure les aliments qui vous enflamment sur une longue période, c’est encourageant n’est-ce pas? 


For some time, you have been constantly suffering from your digestion. Sleepless nights have become commonplace and you dread the pain after you eat your meals or end up with a bloated belly full of air.
Perhaps you have a feeling of depression or are constantly exhausted. You’ve been to the doctor and if you’re a woman especially, chances are he’s diagnosed you with irritable bowel syndrome and directed you to a FODMAP diet- the management and exclusion of certain fermentable fibers. This diet, which works for some but not for all, has the big disadvantage of being extremely discouraging… With your active life, impossible to follow a diet you think immediately when you see the list of the do’s and don’ts ! And you’ve asked yourself that question why does my bowel gets suddenly irritated? Since there is no clear diagnosis for this pathology, it is attributed to anyone who suffers from digestive problems a little too easily. In my opinion, the simplest and most likely hypothesis is that your lifestyle or diet has disrupted your microbiota and your gut is in dysbiosis.

Digestion is the orchestra of your digestive organs, working in perfect balance to cut up, assimilate, sort and use the food you put in through your mouth. Most of the work of digestion takes place in the small intestine, more or less 7m long. Its surface, made up of micro-villi, kinds of small threads that serve to increase its contact surface with food, is also covered by a protective mucus where good bacteria bath that protects against the attack of digestive enzymes. When the intestine is in symbiosis, the enzymes and the bacteria do their job well and they cut up to reduce chains of molecules to their simplest expression, the vitamins, minerals, sugars, fats and proteins which can thus pass through the wall of the intestine, enter the blood and supply energy and vital elements to all your organs. But if you are in dysbiosis, the balance has been disturbed. What happens then? The protective mucus disappears, leaving the wall of the intestine vulnerable to pathogenic bacteria which begin to take precedence over the good bacteria or even certain bacteria which colonize the large intestine, go back to the small intestine where they’re not welcome.

The enzymes and these pathogenic bacteria inflame the wall of the intestine which becomes permeable. It begins to let pass pieces of undigested molecules, large molecules which then enter into the blood where they are intruders and lead to an immune response and generalized inflammation. But what about bloating? At the bottom of the small intestine, the large bowel gets everything that the small intestine could not digest and completes the sorting procedure. Colonized by a very high density of bacteria, it is these which are responsible for perfecting the work and they feed on the fibres. It is also the large bowel that collects water and forms the stool with the waste. Only with a poor lifestyle the balance of all these bacteria is also disturbed and the colon no longer does its job properly. In addition, fermentation is natural in the colon, but when too much undigested food ends up on the second floor, you can say hello to excess gas that gives you all that bloating!

Without lesions in the intestine – small or large – it is difficult to define which is affected and therefore the vague name of irritable bowel syndrome is easily attributed to anyone who suffers from belly pain without explanation.

Many elements of Western industrialized diet are the cause of the disruption of the intestinal balance.
In addition to taking antibiotics or having had a gastroenteritis, it is above all your diet that has undoubtedly caused dysbiosis in the long run. Foods that supposedly disrupt the mucosal barrier, feed pathogenic bacteria and destroy beneficial bacterias include:

  • Emulsifiers (soya lecithin, carrageenan, guar gum) they are in almost all industrial baked goods but also many other packaged foods. Avoid E followed by a number in the ingredient list.
  • Maltodextrins – these are mainly glucose type of sugars (to make it simple, any sweetener other than raw cane sugar, honey, coconut sugar and maple syrup). Again you find them in processed food
  • Taurine – in energy drinks, some meats and fish but not in poultry and eggs.
  • trans fats – (fried foods, supermarket cookies, industrial pastries, ready-to-eat meals)
  • alcohol
  • a diet too high in starch (wheat, corn), sugar and fats

To restore the balance, it is therefore imperative to exclude industrial foods as well as alcohol, but it is also wise to greatly reduce sugar, gluten, lactose and red meat for 4 weeks. In the case of a strong state of inflammation, it may be useful to avoid insoluble fibers for one to two weeks. They’re healthy in the long term but maybe irritate in the short term. Favor poultry, eggs, fish from time to time, cucumbers, tomatoes, carrots, zucchini, apples, bananas, strawberries and other foods with soluble fibers. Next, use your common sense and listen to your body. Buy as many vegetables and raw foods as possible and spend a little more of your time in the kitchen. When your symptoms of discomfort have subsided you may still have small industrial pleasures from time to time but the main thing is to avoid consuming any product in which you do not visualize each ingredient as some raw food that you know.


It is said that the microbiota can change within two weeks. While I recommend not falling back into bad habits and continuing to cut out foods that disturb the gut up for a longer time, that’s encouraging isn’t it?

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