
Quand cette impression paradoxale que le temps semble soudainement ralentir et les heures avancer à pas feutrés,
Alors que les jours qui rapprochent de l’hiver et de l’absence des chauds tons de l’automne,
défilent comme un éclair de beauté,
Il nous prend l’envie de s’y accrocher,
Garder un instant de plus dans nos yeux la douce lumière dorée qui baigne toute choses,
Sur notre peau, la chaleur modérée d’une arrière saison pleine de nostalgie,
L’air qui devient plus frais et qui emplis délicieusement nos poumons avec encore parfois ces zestes de la touffeur des jours d’été.
Quand, sans nous brûler, les rayons du soleil caressent notre visage comme un baiser d’au revoir plein de tendresse.
Quand tout ces éclats de rires et plongeons qui ont éclaboussé notre belle saison glissent dans notre mémoire pour se ranger au passé,
Et que surgissent les visions de l’hiver, la morsure du froid qui n’est pas encore bien réelle et les soirées au coin de feu.
Quand l’odeur du café et de la cannelle déjà touchent nos sens plus vivement mais nous nous prenons encore à rêver de glaces dégustées sous l’ombre dentelée d’un arbre.
Quand dans une apothéose de splendeur, la nature pare tout ses arbres des ses plus riches couleurs,
Qui se reflètent avec netteté sur l’eau lisse et noir d’un étang parsemé de taches d’or échappées à leur propriétaires.
Quand le canoë semble glisser avec plus de douceur que d’habitude en fendant l’eau et nous rend témoin du vol d’une hirondelle qui prend un dernier coup d’oeil à son miroir avant d’entamer son grand voyage.
Quand nous avons cette envie de pleurer la belle saison qui s’en va
Mais déjà réchauffant notre coeur, la pensée que ce n’est qu’un temps de repos qui nous permettra de retrouver dans la gloire du printemps,
Toutes ces choses pour lesquelles notre coeur s’emplis de gratitude.
Et se dresse dans notre tête la liste des joies de l’hiver à venir comme une promesse de bonheur….
When you get this paradoxal feeling that time slows down and hours seems suddenly to be eternal,
As the days that brings us closer to winter and the absence of the warm colors of autumn, dance for us in a flash of beauty,
We want to cling to this summer feeling,
To keep for a little longer in our eyes the soft golden light that touches all things,
On our skin, the moderate heat of a late season full of nostalgia,
The air that becomes fresher and deliciously fills our lungs with some warmth left from the hot summer days.
When, without burning the skin, the low sun rays caress our faces like a kiss of goodbye full of tenderness.
When all these bursts of laughter and dives into the water that splashed our vacations slip into our memory to fall into the past,
And we are left with visions of the coming winter, the bite of the cold that doesn’t seem very real yet and the evenings by the fireside.
When the smell of coffee and cinnamon already touches our senses more keenly, but we still find ourselves dreaming of ice cream savored under the shade of a tree.
When in an apotheosis of splendor, nature adorns all its trees with its richest colors,
Which are reflected vividly on the smooth black water of a lake covered with specks of gold escaped from the trees.
When the canoe seems to glide more quietly than usual through the water and makes us witness the flight of a swallow which takes one last look at its mirror before setting off on its big journey.
When we want to cry as we say good to summer slowly fading away
But in our hearts, a warm spot grows at the thought that it is only a time of rest and we will find it all again in the spring,
We feel gratitude, for all the beautiful things with had and that will come back again and again as the seasons go on.
And in our heads, the list of the winter pleasures to come is like a promise of happiness….



