Les tests d’intolérance alimentaires / Food intolerance tests

June 5, 2020

Dans mon article précédent, je vous parle de mes observations personnelles concernant les intolérances alimentaires. 
Vous avez peut-être remarqué que je ne vous vante pas les mérites des tests qui détectent les intolérances alimentaires. 
Je ne les mentionne pas parce que je n’y crois pas. 

Attention, je parle d’intolérances alimentaires et non pas d’allergies alimentaires qui ne sont pas du tout pareilles. L’allergie est une réaction du corps immédiate à un allergène (qui peut être alimentaire ou pas) et qui peut être potentiellement mortelle. Une intolérance désigne un ou des aliments que le corps a du mal à tolérer. 

Quand ma fille est tombée gravement malade de la maladie de Crohn, nous avons fait un premier test aux intolérances qui testait les aliments que nous consommons le plus régulièrement. Résultat: intolérance au gluten, aux oeufs, à la banane. 

Après avoir évité ces aliments, en plus des produits au lait de vache (car même si le test ne montrait pas d’intolérance, bébé elle ne les supportait pas bien et j’ai préféré les éviter), il n’y avait aucune amélioration des symptômes. 

J’ai fait de nouvelles recherches, été voir d’autres médecins, et un médecin m’a suggéré un test d’intolérance ultra complet pour la somme de 500 euros qui n’existait pas encore en Belgique à ce moment-là. 
Notre enfant, c’est la prunelle de nos yeux, et donc ni une, ni deux, nous remuons ciel et terre pour faire ce test.

Nous recevons les résultats avec cette fois-ci un résultat différent puisqu’ici, même si on parle aussi d’intolérance au gluten, on ne parle plus de la banane ni de l’oeuf mais bien d’autres aliments qu’elle ne mange jamais. Le gluten sort quand même du lot avec une intolérance très forte. Parce que oui, ce test vous donne le degré d’intolérance. 
Nous avons reçu avec les résultats tout un dossier très bien fait pour nous expliquer la marche à suivre après le test, le degré d’intolérance de chaque aliment, les aliments à éviter et pour combien de temps.
C’était très bien fait et très professionnel. 

Nous avons donc consciencieusement évité les aliments incriminés des 2 tests, pour plus de sécurité, ainsi que le lactose dont j’avais la preuve qu’elle ne le tolérait pas mais qui n’a pas été détecté par les tests. 
Pas drôle pour une petite fille de suivre un régime pareil!
Les crises allaient et venaient malgré les évictions. Un aliment miracle la tirait des crises à chaque fois et je vous en parlerai une autre fois. 

Aujourd’hui, 8 ans plus tard, ma fille mange de tout. Elle mange un oeuf tous les jours au petit déjeuner. Elle mange des bananes et prends un tout petit peu de fromage de temps à autre. Le gluten reste le plus problématique mais en pleine rémission, elle le supporte très bien tant que c’est en petite quantité et occasionnellement. 

Mon observation me fait penser qu’on tolère plus ou moins bien certains aliments selon notre harmonie physique et psychique du moment. Une fois que l’inflammation est là, notre tolérance diminue très fort. L’inflammation peut arriver à cause du stress, a cause d’une exagération de certains aliments qui ne sont pas spécialement amis de nos bactéries intestinales (pour chaque personne c’est différent), à cause d’un virus ou d’une bactérie, une grosse fatigue, un choc émotionnel,…
Il faut calmer l’inflammation en évitant les aliments qui irritent et dès que l’inflammation est calmée, notre tolérance intestinale augmente. 

Je pense que les tests qui ne sont effectués qu’à un moment donné de notre vie, ne vont parler que de ce qu’il se passe dans notre corps au moment du test. 
De plus, certains aliments ont des propriétés différentes selon qu’ils sont crus ou cuits, consommés chaud ou refroidi, entier, en purée ou en jus. 
Tant de facteurs qui jouent sur la tolérance de notre intestin. 
Les tests sont, à mon avis, peu fiables parce qu’il y a trop d’éléments à tenir en compte.

L’observation de soi est le meilleur moyen de se connaître et de se faire du bien. Comme m’a dit un jour un médecin sage: « Ce qui marche et fais du bien, tu gardes. Le reste, tu élimines ». 
Et comme l’expérience de ma fille me l’a appris, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui ça ne me fait pas du bien qu’il en sera toujours ainsi!

Article par Sandrine Holvoet, mère de famille et entrepreneuse étudiant la naturopathie.


English

In my previous article, I told you about my personal observations concerning food intolerances.
You may have noticed that I am not praising the merits of tests that detect food intolerances.
I don’t mention them because I don’t believe in them.

I’m talking about food intolerances and not food allergies that are not at all the same. Allergy is an immediate reaction of the body to an allergen (which may or may not be food) and which can be life-threatening. Intolerance is one or more foods that the body has a hard time tolerating.

When my daughter became seriously ill with Crohn’s disease, we did our first intolerance test which tested the foods we eat most regularly. Result: intolerance to gluten, eggs, bananas.

After avoiding these foods, in addition to cow’s milk products (because even if the test did not show intolerance, when she was a baby she did not support them well and I preferred to avoid them), there was no improvement of the symptoms.

I did new research, went to see other doctors, and a doctor suggested me an ultra-complete intolerance test for the sum of 500 euros which did not yet exist in Belgium at that time.
Our child is everything for us, and therefore we didn’t hesitate to move heaven and earth to do this test.

We received the results this time with a different result since here, even if we were also talking about gluten intolerance, we were no longer talking about bananas or eggs but many other foods than she does never eat. Gluten still stood out with a very strong intolerance. Because yes, this test gives you the degree of intolerance.
We received with the results a whole file very well made to explain the procedure to follow after the test, the degree of intolerance of each food, the foods to avoid and for how long.
It was very well done and very professional.

We therefore conscientiously avoided the foods in question from the 2 tests, for greater safety, as well as lactose which I had proof that she did not tolerate but which was not detected by the tests.
No fun for a little girl to follow such a diet!
Flares came and went despite evictions. A miracle food pulled her out of the flare each time and I’ll talk about it another time.

Today, 8 years later, my daughter eats everything. She eats an egg every day for breakfast. She eats bananas and takes a tiny bit of cheese from time to time. Gluten remains the most problematic but in full remission, she tolerates it very well as long as it is in small quantities and occasionally.

My observation makes me think that we tolerate more or less well certain foods according to our physical and mental harmony of the moment. Once the inflammation is there, our tolerance drops very sharply. Inflammation can happen because of stress, because of an exaggeration of certain foods that are not especially friends of our intestinal bacteria (for each person it is different), because of a virus or bacteria , heavy fatigue, emotional shock,…
We need to calm the inflammation by avoiding irritating foods and as soon as the inflammation has subsided, our intestinal tolerance increases.

I think the tests, that are only done at some point in our life, will only talk about what is going on in our body at the time of the test.
In addition, certain foods have different properties depending on whether they are raw or cooked, eaten hot or cooled, whole, mashed or juiced.
So many factors that affect the tolerance of our intestines.
The tests are, in my opinion, unreliable because there are too many things to consider.

Self-observation is the best way to know yourself and do yourself good. As a wise doctor once said to me, “What works and does good, you keep. The rest, you eliminate ”.
And as my daughter’s experience has taught me, it’s not because it doesn’t do me good today that it means it’s like this forever!

Written by Sandrine Holvoet, a mother, stay-at-home entrepreneur studying naturopathy.

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